Il y a quelques semaines, parcourant un réseau social à la mode, Blondie est tombé par hasard sur une vidéo retraçant l’enregistrement de « Tassili », le dernier album de Tinariwen. Elle était là, bien camouflée entre une invitation à un atelier sur les couches lavables et le témoignage d’un fidèle ayant vu apparaître le visage de Jésus Christ sur l’anus de son chien. Une heure plus tard, il revenait suant dare dare à a maison, le vinyle de « Tassili » (V2, 2011) sous le bras et une place pour leur concert à l’ancienne Belgique dans la poche.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la formation a un sacré passif derrière elle. Bien que Tinariwen ait depuis longtemps troqué les kalachnikovs contre des guitares électriques rudimentaires, la guerre et la souffrance n’ont pas disparu de leur musique, parfaite synthèse de blues rural et de musique traditionnelle touarègue.
En effet, Tinariwen a la particularité d’être un groupe formé sur les cendres d’un commando touareg. Celui-ci combattait durant les années 80 au Mali pour l’indépendance du Sahara occidental et pour la reconnaissance de la culture touarègue. Les deux figures de proue de la bande, Ibrahim ag Alhabib et Alhousseini ag Abdoulahi alias « Catastrophe », se sont rencontrés dans un camp d’entrainement paramilitaire en Libye.





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