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Le déni de grossesse de Blu&Exile

Alors qu’on nous bassine le robinet depuis des mois avec le rejeton de Bling Bling Jay-Z et Suga Mama Beyoncé, c’est un autre bébé estampillé hip hop qui a retenu toute notre attention. Un LP totalement inattendu de l’excellent duo ricain Blu&Exile.

Avec leurs faux airs de Laurel et Hardy (Exile c’est le gros producteur, Blu le petit MC), ces deux Californiens font vraiment des étincelles lorsqu’ils prennent le temps de bosser ensemble. Car côté carrière solo, on peut dire qu’ils sont déjà bien bookés puisqu’ils ont chacun sorti un album l’an dernier sans compter les nombreux projets qu’ils entretiennent en parallèle.

"Arrête tes conneries Exile, je t'ai dit que je voulais pas de la grosse voix de croque-mitaine de Tom Waits sur l'album."

Leur idylle musical débute vraiment avec la sortie de leur premier album « Below the Heavens » (2007 – Sound in Color). On y découvre un hip hop classieux et rafraîchissant à l’image de son single So(ul) Amazing. Ensuite chacun tracera sa route de son côté avec succès (lire un article précédent de YBB sur Blu). Début 2011, des rumeurs concernant un second disque se font entendre et c’est à la surprise générale que le duo droppe fin d’année cette collection de 15 morceaux produits entre 2008 et 2009  sous le nom mielleux de « Give me Flowers while I can Smell them« .

Dès les premiers titres on retrouve les instrus agréablement inspirés d’Exile qui semble s’être fait plaisir sur cette galette. Les beats sont de haute volée tirant vers une atmosphère jazz et les samples surprenants comme sur le titre Seasons reprenant du Tom Waits ou encore Good Morning Neighbor basé sur le générique d’une série pour enfants des années 60.

Côté MC, on est pas en reste non plus. Blu dépose sa voix passe-partout faisant des merveilles sur des titres comme The Only One ou Don’t be Jelly en écoute ci-dessous. On retrouve avec plaisir le flow posé du Californien qui a fait le succès de ses mixtapes (si toi aussi tu as été déçu par son album « No York! » frappe dans tes mains).

Seule ombre au pinceau,  »Give me Flowers while I can Smell them » n’a pas été masterisé. Chose qui pourrait se révéler catastrophique pour de grosses machines comme Young Jeezy ou Lil Wayne, mais qui ne se fait pas trop ressentir sur les prods de Blu&Exile à l’exception du titre Everybody Nose en featuring avec l’excellent Fashawn.

Malheureusement, l’album n’est plus en vente nulle part (précédemment sur Bandcamp en format digital) mais el Chino vous fait confiance tas de galopins pour le trouver sur la toile.

Blu&Exile - The Only One

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Blu&Exile - Don’t Be Jelly

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